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↓ vendredi 3 avril 2020

En finir !

 

     Après des mois d'une navigation angoissante sur un océan inconnu et sans fin ,  un cri déchirant s'échappe du grand hunier :"Terre ! Terre !".  Vite, tous les marins de la Santa Maria  sont sur le pont . La main au front, chacun scrute l'horizon . "Dieu soit loué !" On s'embrasse, on s'enlace, on danse, on pleure . . . Oui, on pleure de joie car on a cru mourir; il était temps d'en finir ! On pleure ceux qu'on a dû jeter par-dessus bord.  Jour après jour, la vie et la mort ont marché main dans la main . Et voilà que les yeux de Christophe Colomb flamboient : "Terre ! Enfin ! Vite mes amis, remercions Marie" Dignement, sur place, un genou plié et  le bonnet entre 
les mains, on récite autour du mousse qui égraine son grand chapelet de buis :" fiat voluntas tua, sicut in caelo et in terra . . . Ave Maria gratia plena . . ." De quoi demain sera-t-il Fait ? Confiance !
 
     En Egypte, Pharaon ne voulait pas lâcher le peuple des Hébreux, tous descendants directs des fils de Jacob. Pensez : ils étaient utiles et corvéables à merci. Mais eux  connaissaient bien l'histoire de leurs origines : ils se savaient  "Peuple choisi" et étaient pressés d'en finir. Retrouver la liberté et la terre de leurs ancêtres , un rêve ! Alors Dieu envoya Moïse. Insuffisamment convainquant, il fallut en prime une dizaine de catastrophes appelées "Plaies d'Egypte" pour faire céder Pharaon qui se ravisa et tenta l'impossible pour rattraper ses fuyards avant la Mer Rouge. Catastrophe pour lui. Ouf pour Moïse et son peuple. Il était temps d'en finir ! Sauvés ! Sur la rive opposée, on entend alors monter ce chant au milieu des fumées de l'holocauste :" Rendons grâce au Seigneur car il et bon, car éternel est son amour."                                                                                                      
     Confinés pour longtemps, nous voilà comme prisonniers d'un organisme microscopique  capable de mettre à genoux le monde entier. Du jamais vu ! Tous pressés d'en finir, nous rêvons déjà d'un monde meilleur. Si nos épreuves font lever des initiatives nouvelles, alors une Terre Promise nouvelle est en vue. "Terre ! Terre ! . . . Santa Maria mater Dei . . . fiat voluntas tua . . . car éternel est son amour !"
 
     Hilaire Ferchaud 

 

↓ samedi 4 avril 2020

Espérance à la milanaise

 

                                                  
                                     Attention : ceci n'est pas une recette de cuisine mais le joli texte d'une religieuse de Milan à propos de l'Espérance. 
 
                                     
     L'Espérance en Italie ces jours-ci, c'est 
le ciel d'un bleu dépollué et provocant. C'est le soleil qui brille obstinément sur les rues désertes et qui s'introduit en riant dans ces maisonnées qui apprennent à redevenir familles. L'Espérance, c'est la vie qui est plus forte et le printemps qui oublie de porter le deuil et avance inexorablement faisant verdir les arbres et chanter les oiseaux. L'Espérance, ce sont tous les professeurs exemplaires qui doivent en quelques jours s'improviser créateurs et réinventer l'école. L'Espérance, ce sont tous ces jeunes qui, après les premiers jours d'inconscience, d'insouciance et d'euphorie pour des "vacances" inespérées, retrouvent le sens de la responsabilité et dont on découvre qu'ils savent aussi être graves quand il le faut. Et voilà que chaque soir à 18 h, il y a un "flash mob" pour tous : chacun chez soi, à sa fenêtre, la ville entend résonner l'hymne italien, une chanson populaire, le tout à l'unisson. Voilà que les moments graves unissent !

                                         
     L'Espérance, c'est aussi tous ces parents qui redoublent d'ingéniosité et de créativité pour inventer de nouveaux jeux à faire en famille et ces initiatives de réserver des moments "mobile-free" pour tous afin que les écrans ne leur volent pas ces temps précieux. L'Espérance, après un premier temps d'explosion des instincts primaires de survie (courses frénétiques au supermarché, exode vers la campagne . . .) ce sont aussi les étudiants qui, au milieu de tout ça, ont gardé calme, responsabilité et civisme et qui ont eu le courage de rester à Milan, loin de leurs familles pour protéger leurs régions plus vulnérables, la Calabre, la Sicile . . . mais surtout qui résistent encore à cet autre instinct primaire de condamner et de montrer d'un doigt plein de rage ou d'envie ceux qui n'ont pas eu la force de se voir un mois isolés.
 
     L'Espérance, c'est ce policier qui contrôle les autorisations de déplacements et qui, tombant sur celle d'une infirmière qui enchaîne les tours et retourne au front s'incline devant elle, ému :"Mon plus grand respect Madame !" Et l'Espérance bien sûr est toute concentrée dans cette blouse verte des médecins et du personnel sanitaire qui s'épuisent dans les hôpitaux débordés et continuent le combat. Mais l'Espérance c'est aussi une vie qui commence au milieu de la tourmente : ma petite sœur qui, en plein naufrage de la Bourse, met au monde un petit Noé tandis que tout le monde se replie dans son Arche. Et voici l'Espérance par-dessus tout :  ce sont ces pays riches et productifs d'une Europe que l'on croyait si facilement disposée à se débarrasser de ses vieux, que l'on pensait cynique face à l'euthanasie . . . les voilà ces pays qui, tout d'un coup, défendent la vie des plus fragiles, des moins productifs, des encombrants et lourds pour le système-roi, avec le fameux problème des retraites. 
 
     En ce Carême particulier, le plan de route est nouveau : traverser le désert, prier et redécouvrir la faim eucharistique, retrouver l'émerveillement, sortir de nos routines, , réapprendre la confiance, naviguer à vue. Il aura fallu un minuscule virus, invisible, dérisoire et qui nous rit au nez pour freiner notre course folle. Et au bout, l'Espérance de Pâques, la victoire de la vie à la fin de ce long Carême qui verra aussi l'explosion d'étreintes retrouvées, de gestes d'affection et d'une communion longtemps espérée après un long jeûne. Et l'on pourra dire avec Saint François d'Assise : "Loué sois-tu ô Seigneur pour Fratello Coronavirus qui nous a réappris l'humilité, la valeur de la vie et la communion fraternelle !"

  
     Texte reçu par messagerie internet
 
 
     Face à cette période exceptionnellement douloureuse les textes les plus aidants ne sont pas à cacher sous le boisseau. Il convient de les partager. Celui qui suit a été mis en chanson sur un air de Barbara par Paul  Mandengue (interne) et Henri Duboc (médecin). Je me ferai un plaisir de vous l'envoyer en pièce jointe si vous me le demandez : hilaire.ferchaud@wanadoo.fr
 
                                                    Dis . . .
 
Voilà combien de jours, voilà combien de nuits
Qu'on vous répète sans cess que sortir c'est fini
Qu'il ne faut surtout pas aller jogger dehors
Même si vous n'voyez pas que s'y promène la mort.
Passant d'une rambarde à un e poignée de porte
C'est en toute discrétion que COVID se transporte
Certes je vous l'accorde, l'ennemi est invisible
Mais répétons encore qu'il n'a rien de risible

Dis . . . quand comprendras-tu
Dis . . . au moins le vois-tu 
Que ces petits écarts ne se rattraperont guère
Qu'il n'est jamais trop tard pour choisir de bien faire ?

Ce pays merveilleux où l'on se tend les bras
Où notre liberté est notre plus beau droit
Doit également comprendre qu'on a le droit de vivre
Et ne pas se faire tuer par son voisin COVID
Arrêtez de nous dire :"Moi je n'suis pas fébrile
Puisque je n'tousse pas je fais mon tour en ville"
Ce sont ceux qui transgressent et festoient au balcon
Qui s'ront malheureusement en réanimation

Dis . . . mais quand comprendras-tu
Dis . . . au moins le vois-tu ?
Le peuple compte sur toi pour couvrir ses arrières
Reste enfermé chez toi ou on perdra cette guerre

Au fond de ma campagne autant en profiter
J'ai une maison sympa planquée sur l'île de Ré
Ce n'sont pas deux trois queues devant les magasins 
Qui me feront tousser après demain matin.
Et bien détrompez-vous, arrêtez cette folie
Si vous êtes citoyens restez donc à Paris
Pendant que les soignants sont debout pour la France
Au lieu de les aider . . . tout l'monde part en vacances !

 Dis . . . mais comprendras-tu
Dis, au moins le vois-tu 
Qu'arrive une hécatombe qui n'a rien d'ordinaire
Un tsunami de tombes qui trompe l'imaginaire ?

Alors si comme moi tu vénères la vie
Les promenades au bois, les restos dans Paris
Reste enfermé chez toi, c'n'est que partie remise
On prend un peu sur soi, on s'responsabilise !
C'est sûr que ça s'engueule, ça court dans la maison
Les enfants cassent tout à grands coups de ballon
Et on évite de les montrer aux grands parents
Sinon ils ne verront pas pousser leurs petits-enfants

Dis . . . mais quand comprendras-tu
Dis . . . au moins le sais-tu
Que j'bosse à l'hôpital où se jouent nos survies ?
Aide-nous dans la bataille sans faire grossir l'ennemi.

           Titre original : Quand reviendras-tu ?
            Musique originale : Barbara 1962
 
 
ESPÉRANCE A LA MILANAISE
 
Bravo aux deux urgentistes pour la jolie composition et à toi, Hilaire, pour ce texte réconfortant, ponctué du sel de la vie : – L’espoir – (On peut saupoudrer généreusement!)
Cultiver l’espérance dans un contexte de recherche de bien-être de l’âme englobe beaucoup plus qu’un rêve. Cette action apporte, assez paradoxalement, une conscience plus aiguë de la réalité présente, tout en procurant  une vision optimiste de la réalité future.
Cultiver l’espérance, c’est également une façon d’apprendre la patience et la tolérance envers soi-même, envers les gens qui nous entourent et envers la vie en général.
L’espérance, du point de vue spirituel, m’aide à prendre conscience que chaque pas me fait avancer vers une plus grande sérénité, que je ne peux pas perdre ce que j’ai acquis et que l’avenir ne peut qu’être meilleur.
Je souhaite, pour terminer, que : L’ESPOIR recouvre notre planète Terre, comme une pluie de roses, avant qu’elle ne se perde aux accents de la guerre sanitaire!

Monique – la petite canadienne -
 
 

 Reçu du Père Robert Phalipp, prêtre à la Basilique Saint Denis

De Moustapha Dahleb, la plus belle plume tchadienne

L'HUMANITÉ ÉBRANLÉE ET LA SOCIÉTÉ EFFONDRÉE PAR UN PETIT MACHIN.

Un petit machin microscopique appelé coronavirus bouleverse la planète. Quelque chose d'invisible est venu pour faire sa loi. Il remet tout en question et chamboule l'ordre établi. Tout se remet en place, autrement, différemment. 

Ce que les grandes puissances occidentales n'ont pu obtenir en Syrie, en Lybie, au Yémen, ...ce petit machin l'a obtenu (cessez-le-feu, trêve...). 

Ce que l'armée algérienne n'a pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (le Hirak a pris fin).

Ce que les opposants politiques n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (report des échéances électorales).

Ce que les entreprises n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (remise d'impôts, exonérations, crédits à taux zéro, fonds d'investissement, baisse des cours des matières premières stratégiques).

Ce que les gilets jaunes et les syndicats n'ont pu obtenir, ce petit machin l'a obtenu (baisse de prix à la pompe, protection sociale renforcée...). 

Soudain, on observe dans le monde occidental le carburant a baissé, la pollution a baissé, les gens ont commencé à avoir du temps, tellement de temps qu'ils ne savent même pas quoi en faire. Les parents apprennent à connaître leurs enfants, les enfants apprennent à rester en famille, le travail n'est plus une priorité, les voyages et les loisirs ne sont plus la norme d'une vie réussie. 

Soudain, en silence, nous nous retournons en nous-mêmes et comprenons la valeur des mots solidarité et vulnérabilité.  

Soudain, nous réalisons que nous sommes tous embarqués dans le même bateau, riches et pauvres. Nous réalisons que nous avions dévalisé ensemble les étagères des magasins et constatons ensemble que les hôpitaux sont pleins et que l'argent n'a aucune importance. Que nous avons tous la même identité humaine face au coronavirus.  

Nous réalisons que dans les garages, les voitures haut de gamme sont arrêtées juste parce que personne ne peut sortir.

Quelques jours seulement ont suffi à l'univers pour établir l'égalité sociale qui était impossible à imaginer.

La peur a envahi tout le monde. Elle a changé de camp. Elle a quitté les pauvres pour aller habiter les riches et les puissants. Elle leur a rappelé leur humanité et leur a révélé leur humanisme. 

Puisse cela servir à réaliser la vulnérabilité des êtres humains qui cherchent à aller habiter sur la planète mars et qui se croient forts pour cloner des êtres humains pour espérer vivre éternellement.

Puisse cela servir à réaliser la limite de l'intelligence humaine face à la force du ciel.

 

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Dates à retenir

article paru le 27 mars 2020

 

Dimanche 29 mars : 5ème dimanche de Carême, le CCFD nous invite à un partage sollidaire. 

 

 

 

Feuille mensuelle de mars 2020

article paru le 21 février 2020

 


La feuille mensuelle pour le mois de mars 2020 est disponible dans chaque église. Elle peut être retrouvée sur ce site en cliquant ICI

Planning des messes du 26 février 2020 au 5 juillet 2020

article paru le 21 février 2020

Vous trouverez le planning des messes pour la pétiode du 26 février au 5 juillet 2020 en cliquant ICI

Informations- Dépliant 2020

article paru le 19 janvier 2020

Vous cherchez des infos ou des renseignements sur la vie de la paroisse St Cécile de Loire et Divatte. N'hésitez pas à consulter le dépliant paroissial 2020 élaboré par L'E.A.P. (Equipe d'Animation Paroissiale).

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